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Une attente troublante

27 déc

En me promenant dans un village du bord de Rance, ne pensant à rien, j’ai soudainement été envahi par une sorte de nostalgie inquiète. Mon regard a croisé sans prévenir celui d’une petite école vide.

La classe était là, sagement rangée mais inexorablement seule, patiente, presque triste malgré ses couleurs chatoyantes.

C’est curieux : en regardant une salle de classe vide, on est submergé par des sensations remontant du passé. Les odeurs de craie, d’encre, de terre argileuse, de colle, de feuilles d’arbres, de propreté aussi, de sable mouillé … à la simple vue de ces petites chaises enfantines, c’est un tsunami de sentiments mélangés qui m’inonde.

J’entend des cris, ceux d’enfants jouant dans la cour. J’entend des chuchotements. J’entend le son provoqué par l’instituteur écrivant au tableau. Mais de tout cela, rien n’est présent. Les vacances ont vidé les classe. L’école attend.

Je comprends très vite que cette attente du passé, mon passé lointain, est aussi celle d’un avenir qui se dessine à l’horizon. Mon bonhomme à moi va entrer à l’école.

Je dois être à la fois stressé pour lui, heureux, curieux de retrouver au travers de lui tous ces moments magiques, cette poésie que je garde au fond de moi et qui déborde de temps en temps sur mon clavier d’ordinateur ou de piano.

Serai-je à la hauteur quand mes souvenirs viendront me saluer ? Quand je les croiserai au détour d’un portail ? Aurai-je la bonne attitude quand le souvenir du gamin que j’étais viendra me bousculer en sortant trop vite de la cour ? Et quand l’institutrice viendra me parler, aurai-je envie de regarder le bout de mes chaussures en rougissant d’avoir bien travaillé ?

 

Bonhomme de neige

26 déc
 

Vivement hier …

10 nov

Nous sommes jeudi, mercredi c’était hier. Rien de nouveau sous le soleil sauf qu’en regardant le soleil se coucher devant ma fenêtre, les peupliers caressant les longues trainées nuageuses à l’horizon, j’ai l’impression d’être revenu en arrière. Un jour plus tôt ou une vie entière. Un passé qui n’existe pas, seulement dans mon imaginaire, mais avec, en plus, l’impression de l’avoir vraiment vécu.

L’explication est simple : j’ai passé l’après-midi à fureter dans un magasin de jouets. Celui de Chrystèle, Vivement Mercredi. Dans une ambiance tout en bois, ça sent bon l’enfance, les rêves éveillés. Ca me rappelle quand, étant enfant, je marchais les soirs d’automne, un peu comme maintenant, dans la fraîcheur et l’humidité de l’hiver qui arrive, les embruns de cheminées répandant leurs subtils parfums.

En passant devant les maisons aux fenêtres illuminées, je m’imaginais la vie des gens à l’intérieur. Je suis presque sûr qu’on aurait pu y trouver un grand nombre de ces petits trésors sur lesquels je me suis arrêter dans ce magasin de jouets aujourd’hui.

Dans un coin, 2 gamins jouant à la bataille sur un coussin de canapé. Ici une petite fille racontant des histoires de lapins et de renards à une poupée « sagement avachie » sur le tapis.

Le papa tente de remonter un casse-tête chinois pendant que la maman s’entraîne à dessiner comme sur cette jolie gravure de carte postale.

Il parait que c’est la nuit qu’on rêve. Il parait …

Merci Chrystèle.

 

Petit tour sur le Quai des bulles

02 nov

Samedi matin, dans le jour à peine réveillé d’une nuit brumeuse, je suis allé flâner sur le Quai des Bulles. Des années que je voulais y faire un tour.

Une découverte pour moi, celle d’un monde pour personnes averties, de fins connaisseurs, ceux qui tutoient les dessinateurs, les reconnaissent et peuvent parler de l’univers de telle ou telle BD juste en voyant la couverture de l’une d’elles.

Je suis fasciné par les artistes maniant le crayon pour dessiner un personnage en guise d’autographe aussi facilement que je pose une signature au stylo bic en bas d’une lettre.

Je suis émerveillé par la beauté des croquis de héros affichés en 3 mètres par 4 et qui couvrent des murs entiers.

Dans les files d’attentes pour accéder aux auteurs présents sur le salon, on reconnait les habitués, les fans. Ils sont assis à même le sol ou ont apporté avec eux de petits tabourets pliables qu’ils remettent sur leur dos une fois leur patience récompensée.

Mousse contre vents et marées

Mousse contre vents et marées

Je m’arrête à un stand de lectures pour enfants. Je repère un album intitulé : « Mousse contre vents et marées ». Nous sommes à Saint-Malo, ça me fait tilt : je ramènerai ce cadeau à mon petit qui adore lire.

On y retrouve un grand nombre de voiliers parmi les plus connus : le Bellem, le Renard, La Fleur de Lampaul, la Recouvrance … mis en scène dans une aventure où la petite Souris Mousse devra affronter mille dangers pour participer au concours de vieux gréments. Elle le gagnera ce concours mais non comme on l’imagine …

Je rentre après une matinée pleine de rencontres en chair et en os et de rencontres en crayon HB et papier Conté. Je ressors mes vieilles BD de XIII (une passion de jeunesse) et un ami me prête le reste de la collection que je n’avais pas pris le temps d’acheter. Me voilà parti pour une vingtaine de jours à passer avec le célèbre agent amnésique.

L’année prochaine, j’y retourne avec comme mission de trouver enfin l’Album qui me ravira du premier au dernier coup d’oeil et que je ramènerai à la maison, fier d’avoir décroché l’ autographe l’oeuvre d’art que me concoctera l’heureux élu de mon petit tour sur le Quai des bulles.

 

Retouche de design, encore ?

28 oct

Jour gris et automnale. Je me suis mis à ma tablette graphique pour dessiner un visage. Un peu de sepia, un cliché pris par mon frère, et voilà ma nouvelle bannière insérée dans un thème choisi sur le net.

Je prends du temps à l’apprivoiser mon blog. Je crois que je ne vais pas tarder à diffuser un peu plus son adresse. Reste plus qu’à augmenter le nombre de mes articles.

J’ai déjà quelques idées …

 
 
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