RSS
 

Archive for the ‘La poésie des simples choses’ Category

C’est la récré

15 sept

Je suis en train de mettre le nez dans la grille des tarifs 2012. Pouah ! Drôle de mot pour mon blog de flâneur !

Il n’y a rien de plus impersonnel et froid qu’une grille des tarifs. Devant mon écran d’ordinateur, les messages sonnent dans tous les sens. Les tweets, les messages instantanés, les mails, le téléphone.

Un bruit pourtant me fait enfin levé les yeux et tendre l’oreille vers l’extérieur.

Il est 10h30. Une envolée d’oiseaux au cri reconnaissable parvient de la fenêtre ouverte sur le soleil matinal.

Ces petits oiseaux heureux de prendre l’air sont les enfants de l’école du quartier. Seul un jardin et une rue séparent mon bureau de cette joyeuse volière.

C’est parti pour 30 minutes de jeux, de joie, de rires qui se termineront par le coup de sifflet final et fatal sonnant le glas de la liberté pour enfermer à nouveau les enfants derrière les barreaux des tables de multiplications et, pour moi, derrière ceux de ma grille tarifaire.

C’est déjà fini ? C’est pas long la liberté.

 

La reprise

01 sept

C’est le premier septembre, le soir de l’été. Déjà les matins sont plus frais. On peut encore se rendre au travail sans trop se couvrir.

Je dois reprendre le rythme que je m’étais fixé au mois de juin. Reprendre mes marques au travail tout en gardant solidement ancrées celles de ma vie privée. Celle de la famille. Celle de la musique vivante. Celle des vrais gens. Celle de la Nature aussi.

Réapprendre à vivre en dehors du bureau, sortir dans le jardin, respirer en s’étirant et en marchant dans l’herbe, pieds nus.

Et vous, que ferez-vous pour rester reliés à la réalité, la vraie vie ? Un tour sur un balcon, une tasse de café dans la cuisine en écoutant du Bach ou un bon disque de Gotan Project ?

Allez, on reprends, en douceur en commencant par poser ses idées et se poser tout simplement. On respire … la reprise c’est pas si terrible.

 

En regardant la lune

13 mai

J’étais dans le jardin, mon petit garçon entend une tourterelle chanter. Je me mets à sa hauteur, nous la cherchons du regard. En fouillant à travers les arbres, son regard rencontre celui de la lune.
Dans un ciel encore bleu, elle se détache timidement comme pour s’apprêter à son travail : celui de nous éclairer et de nous rassurer cette nuit. L’occasion d’apprendre ce qu’est la Lune.

Nous quittons cet endroit du ciel pour passer sous la tonnelle. De « petites cuisses de Nymphes », comprenez des roses anciennes passant du rose pâle au blanc en quelques semaines, nous invitent à venir goûter leur parfum. Nous nous arrêtons donc et le petit homme choisira plutôt d’éprouver leur douceur du bout du doigt.

 
 
  • RSS
  • Facebook