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Archive for février, 2012

Un grain de beauté

14 fév

Promis ! Cet article n’est pas sponsorisé, je ne le rédige pas pour aider un pote, une connaissance, pour promouvoir un site web, une idée ou un concept.

C’est plus simple. C’est une réaction nue, une réflexion primaire, attrapée à la volée, dénuée de tout cadre de référence.

J’aime la photo, l’image, l’Art, le grand, le vrai, l’humain, le beau. J’aime y lire ce qu’aurait du être le monde dès le début. J’aime n’y voir que la plus simple expression de ce qu’un humain dessine dans ses rêves.

J’aime l’exprimer en musique, en écriture, en photo. J’aimerais prolonger mon âme en dessinant, en sculptant …

C’est cela, le terme exacte : la prolongation de son âme.

L’art doit être une partie de sa vie intérieure qui s’échappe et fait prendre vie à une matière noble, à une couleur, une lumière, un son.

Toute musique ou toute oeuvre d’art n’atteint pas ce niveau. Moi le premier, mes compositions ne sont pas toutes une partie profonde de mon être transposé en musique. Je compose souvent (trop souvent) avec, en premier objectif, de développer un projet, un concept, et de finir ma journée en me disant : « Aujourd’hui, tu as sorti quelque chose. »

« Tu as sorti quelque chose … » Cela veut tout dire : on cherche souvent à faire sortir, imposer à son imagination de s’exprimer, faire son devoir.

Mais le plus beau résultat, le meilleur de soi devient l’art tel que je l’entends quand on le laisse sortir de soi. Il faut saigner pour y parvenir, pleurer, transpirer … et laisser s’échapper son art sans chercher à le maîtriser. Le répandre à terre, le mélanger à l’argile, le peindre sur son piano, sur une toile, un cahier, le laisser s’enfuir et le capter dans son objectif au moment où il se retourne une dernière fois avant de disparaître.

Et là, on a saisit ce moment génial, la quintessence de l’âme, de sa vie, quelques gouttes d’humanité qui vivront au travers de son oeuvre.

Je partage avec vous ce qui m’a poussé à écrire ce billet : le travail d’un photographe, Yorann Sourice, dont les galeries ne doivent pas vous laisser indifférents.

J’aime. J’adhère, j’adore. Merci à lui.

 

 

 

Atchoum Bossa

13 fév

Petite fille atchoumValentin Yver
Voici le texte intégral de la chanson « Atchoum Bossa » présenté sur mon album « Chansons à Grandir ».

J’ai d’abord composé la mélodie de cette chanson. Je voulais composer une Bossa Nova histoire d’en avoir au moins une dans mon répertoire. J’aime particulièrement celles dans lesquelles la guitare offre une petite ambiance brésilienne de plage offerte au soleil couchant.

Ensuite, l’idée de mettre des atchoums d’enfants dessus … je ne me souviens plus bien, mais cela a du me paraitre évident sur le moment. Et ça a marché. Les enfants rigolent souvent d’entendre les éternuements bien gras et éclaboussants qui sortent de la chanson.

Voici donc le texte :

Un coup de vent est passé sur ton nez
Qui s’est mis à frissonner
Il est v’nu t’embêter, s’inviter
Juste pour te casser les pieds

Juste un petit chatouilli qui a pris ton nez pour cible
Maintenant tu as envie, une envie irrésistible
De faire exploser tout ça, surtout sans en avoir plein les doigts !
Plein les doigts, plein les doigts !

Une plume a osé se poser sur ton museau étonné.
Un oiseau l’a laissé s’envoer juste pour te chatouiller
Juste une petite douceur qui a voulu atterrir
Et qu’un pigeon voyageur t’a laissé en souvenir
Et sans trop avoir pensé que ça pourrait te faire éternuer !
Eternuer, Eternuer !

Ta maman nous prépare le dîner, mais du poivre s’est envolé.
Le bouchon du moulin s’est cassé et il s’est tout renversé.
Un nuage de poussière a volé du coffre à jouets du grenier.
Les chapeaux de grand-père n’ont jamais, jamais été époussetés !

Juste un petit picoti qui est venu se blottir
Dans ton nez qui a envie, une envie de faire jaillir
Dans un mouchoir grand comme ça
Une jolie trompette sur ma bossa !
Ma bossa, ma bossa !

 
 
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