Nous sommes jeudi, mercredi c’était hier. Rien de nouveau sous le soleil sauf qu’en regardant le soleil se coucher devant ma fenêtre, les peupliers caressant les longues trainées nuageuses à l’horizon, j’ai l’impression d’être revenu en arrière. Un jour plus tôt ou une vie entière. Un passé qui n’existe pas, seulement dans mon imaginaire, mais avec, en plus, l’impression de l’avoir vraiment vécu.
L’explication est simple : j’ai passé l’après-midi à fureter dans un magasin de jouets. Celui de Chrystèle, Vivement Mercredi. Dans une ambiance tout en bois, ça sent bon l’enfance, les rêves éveillés. Ca me rappelle quand, étant enfant, je marchais les soirs d’automne, un peu comme maintenant, dans la fraîcheur et l’humidité de l’hiver qui arrive, les embruns de cheminées répandant leurs subtils parfums.
En passant devant les maisons aux fenêtres illuminées, je m’imaginais la vie des gens à l’intérieur. Je suis presque sûr qu’on aurait pu y trouver un grand nombre de ces petits trésors sur lesquels je me suis arrêter dans ce magasin de jouets aujourd’hui.
Dans un coin, 2 gamins jouant à la bataille sur un coussin de canapé. Ici une petite fille racontant des histoires de lapins et de renards à une poupée « sagement avachie » sur le tapis.
Le papa tente de remonter un casse-tête chinois pendant que la maman s’entraîne à dessiner comme sur cette jolie gravure de carte postale.
Il parait que c’est la nuit qu’on rêve. Il parait …
Merci Chrystèle.

