Promis ! Cet article n’est pas sponsorisé, je ne le rédige pas pour aider un pote, une connaissance, pour promouvoir un site web, une idée ou un concept.
C’est plus simple. C’est une réaction nue, une réflexion primaire, attrapée à la volée, dénuée de tout cadre de référence.
J’aime la photo, l’image, l’Art, le grand, le vrai, l’humain, le beau. J’aime y lire ce qu’aurait du être le monde dès le début. J’aime n’y voir que la plus simple expression de ce qu’un humain dessine dans ses rêves.
J’aime l’exprimer en musique, en écriture, en photo. J’aimerais prolonger mon âme en dessinant, en sculptant …
C’est cela, le terme exacte : la prolongation de son âme.
L’art doit être une partie de sa vie intérieure qui s’échappe et fait prendre vie à une matière noble, à une couleur, une lumière, un son.
Toute musique ou toute oeuvre d’art n’atteint pas ce niveau. Moi le premier, mes compositions ne sont pas toutes une partie profonde de mon être transposé en musique. Je compose souvent (trop souvent) avec, en premier objectif, de développer un projet, un concept, et de finir ma journée en me disant : « Aujourd’hui, tu as sorti quelque chose. »
« Tu as sorti quelque chose … » Cela veut tout dire : on cherche souvent à faire sortir, imposer à son imagination de s’exprimer, faire son devoir.
Mais le plus beau résultat, le meilleur de soi devient l’art tel que je l’entends quand on le laisse sortir de soi. Il faut saigner pour y parvenir, pleurer, transpirer … et laisser s’échapper son art sans chercher à le maîtriser. Le répandre à terre, le mélanger à l’argile, le peindre sur son piano, sur une toile, un cahier, le laisser s’enfuir et le capter dans son objectif au moment où il se retourne une dernière fois avant de disparaître.
Et là, on a saisit ce moment génial, la quintessence de l’âme, de sa vie, quelques gouttes d’humanité qui vivront au travers de son oeuvre.
Je partage avec vous ce qui m’a poussé à écrire ce billet : le travail d’un photographe, Yorann Sourice, dont les galeries ne doivent pas vous laisser indifférents.
J’aime. J’adhère, j’adore. Merci à lui.